Salles d'arcade, Street Fighter, Sonic : aux sources du rétro-gaming

L'âge d'or des salles d'arcade : borne Sonic

Avant les consoles dans le salon, il y avait les salles d'arcade, leurs néons et leurs bornes alignées. Retour aux sources du rétro-gaming avec trois piliers : les salles d'arcade elles-mêmes, Street Fighter et Sonic.

Les salles d’arcade

Les salles d’arcade ne parlent pas à tout le monde. Et pourtant, pour une certaine catégorie de joueurs c’est tout un monde, qui est aujourd’hui en perdition. Pour refaire un peu l’histoire, au milieu des années 80, les bornes d’arcade étaient quasiment les seules machines qui permettaient de jouer à des jeux vidéo. De ces bornes, naîtront certains jeux qui sont considérés de nos jours comme de véritables œuvres d’art : pour ne pas faire couler trop de larmes, on ne citera que le plus célèbre, Space Invaders.

La popularité des bornes d’arcade diminue au fur et à mesure que se sont développées les solutions de jeux personnelles ; pour jouer à des jeux, et avoir accès au fun, il n’y a plus besoin de se déplacer : on reste chez soi, pourquoi pas avec des amis, et on joue tranquillement dans son canapé. Pourtant, il manque quelque chose ; et c’est justement ce quelque chose qui faisait tout l’attrait des salles d’arcade. Cet attrait que recherchent, d’ailleurs, tous les fans de rétro-gaming aujourd’hui.

Car ce n’est pas seulement l’aspect vintage qui est intéressant, mais plutôt toute la culture que cela véhicule. Devant une borne d’arcade, colorée, avec une cinématique pixelisée qui défile en boucle, on se rappelle les débuts du jeu vidéo. C’est peut-être même la première fois que l’on était confronté à cette nouveauté. On demandait à nos parents des pièces, pour faire des parties ; maintenant, c’est beaucoup plus facile de jouer. Mais la culture du jeu, à l’époque, c’était quelque chose de différent : ça se méritait, chaque vie comptait (et coûtait cher !). On regardait les stars locales s’affronter sur du Street Fighter en criant de toute leur rage. Cette atmosphère, c’était les débuts du jeu vidéo.

Les cyber-cafés, au début des années 2000, essaieront de recréer cette ambiance grâce à l’internet à haut débit. Mais rien n’y fait, c’est différent. Alors oui, c’était une époque et cette époque semble aujourd’hui révolue. Mais, il faut garder espoir : des salles existent toujours, des bornes continuent même de lutter contre l’obsolescence et la poussière. Ce sont des reliques d’un temps ancien ; et le rétro-gaming nous permet de garder en tête que les racines du jeu d’aujourd’hui ne sont pas si loin.

Street Fighter

Que celui qui n’a jamais joué à Street Fighter se lève et quitte la salle immédiatement. Car oui, il y a des choses qu’on ne peut pas dire. Dans le monde du rétro-gaming, il y a des rois qui se respectent : Street Fighter, sorti en 1987, décliné depuis en des dizaines de millions d’exemplaires à travers le monde, en fait partie intégrante. Plusieurs générations se sont littéralement cassé les phalanges en essayant de placer les plus célèbres combos de l’histoire du jeu vidéo : le fameux « Hadoken » de Ryu, ou le « Shoryuken » de Ken, l’ami rival de Ryu. Alors on se battait sans aucune retenue, joystick en main, et on laissait parler le talent. Mais c’est Street Fighter II qui fera entrer la licence dans la légende, au point que l’on achetait la console uniquement pour jouer à ce jeu-là.

Aujourd’hui, ces personnages sont devenus presque mythiques. Car depuis, les jeux vidéo sont devenus de véritables franchises et la marque Street Fighter s’est largement étendue. On peut par exemple parler du film sorti en 1994, avec Jean-Claude Van Damme (et même Kylie Minogue !) qui était à l’époque une tentative intéressante, que l’on considère maintenant comme un film presque caricatural. Mais il ne faut pas oublier d’où vient tout cela : les salles d’arcade accueillaient règlements de comptes virtuels, ou encore tournois improvisés entre amis. Mais c’était la castagne qui était reine, la bonne vieille baston de rue que l’on pouvait pratiquer sans aucun risque.

L’avenir du jeu est tout assuré : tournois internationaux, streaming permanent, matchs e-sport commentés, Street Fighter possède tous les atouts du jeu compétitif tel qu’on peut l’entendre de nos jours. D’ailleurs Street Fighter fait vendre beaucoup de joysticks pour les consoles. De là à croire que les bornes d’arcade nous manquent, il n’y a qu’un pas que l’on peut facilement franchir ! Donc oui, dans l’histoire du rétro-gaming, ce jeu de baston joue un rôle de premier plan. Et si jamais vous passez à côté d’une salle d’arcade, n’hésitez pas une seule seconde : en tant que joueur qui se respecte, c’est une expérience à faire absolument mais attention, parce qu’on y prend goût !

Sonic

Au début des années 1990, Nintendo cartonne depuis près de 5 ans avec le plombier le plus célèbre du monde : Mario. Malgré son air innocent, il est un redoutable concurrent pour Sega, la firme opposée à Nintendo. Et depuis tout ce temps, Sega cherche à combler son retard, à trouver une mascotte qui puisse lui permettre d’avoir un porte-drapeau digne de ce nom. C’est dans cette optique que naît Sonic « le Hérisson », plus connu sous son simple diminutif : Sonic. La couleur bleue du hérisson est inspirée par la couleur même du logo de Sega, ses chaussures mélangent les couleurs de l’album Bad de Michael Jackson (si si, je vous jure !). Pour l’anecdote, Sonic aura son propre jeu en 1991 mais sortira d’abord en salles d’arcade, dans un jeu de course automobile intitulé « Rad Mobile », où il sera représenté par un porte-clé pendu au rétroviseur d’une voiture.

Pour garder une image jeune et moderne, on donne à Sonic sa compétence de vitesse extrême et une petite pointe d’arrogance. Il se place alors comme l’opposé de Mario, qui est représenté à l’époque comme une force tranquille. Pour Sega, il sera donc question de vitesse, de dynamisme et de scrolling horizontal à outrance. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que le nom même de Sonic porte en lui l’idée de rapidité : capable de courir à une vitesse « super sonique », il dépasse le mur du son avec une aisance extrême, sauve de petits animaux juste « pour le plaisir » et ne se soumet à aucune règle. C’est Sonic quoi ! Son rival, Dr Eggman (ou Robotnik en version française) n’a qu’à bien se tenir !

En 1993, la version en salle d’arcade est disponible : le jeu devient un peu compétitif, puisqu’on y introduit un système de classement. Mettre une pièce, jouer, recommencer jusqu’à atteindre le meilleur classement possible, c’est un peu le principe de l’arcade ! Mais depuis ce moment-là, Sonic ne quittera plus l’arcade. Il en est même l’un des représentants, puisqu’il est presque impossible de ne pas trouver une borne à son effigie. Et puis on l’aime, ce petit hérisson bleu, non ? Alors, si vous voulez commencer une belle collection d’objets rétro-gaming, Sonic DOIT en faire partie !

La salle d'arcade à la maison

Cette ambiance, vous pouvez la retrouver chez vous ou dans votre commerce : la borne d'arcade Street Fighter, la borne Sonic ou la borne murale Street Fighter, avec plus de 9 000 jeux et deux joueurs côte à côte. Voir toutes nos bornes d'arcade, nos bornes murales et nos bartops.